
[Crédit photo: N. Spencer]
Admettons, c'était la semaine de la Saint-Valentin. Admettons, je m'en fiche pas mal. Mais même les scientifiques en parlent !
Dans le dernier Nature, un article à la fois d'opinion et d'interview se penche sur les couples de scientifiques. Scientists in love, si c'est pas mignon, tout ça...
Sans sombrer dans le sentimentalisme, cet article tombe à pic pour moi, puisque je traverse une période de questionnement quant à l'évolution future de ma carrière de scientifique. Parce que j'ai beau être une thésarde (avec des supers pouvoirs de temps à autre), j'ai avant tout un coeur, des sentiments, un amoureux, et beaucoup, beaucoup de questions. Le dilemme est le suivant :
Quand on est chercheur, il faut être mobile, aller au meilleur poste, sacrifier beaucoup de choses pour avoir une carrière resplendissante. Et en général, dans le cas des couples de scientifiques, ou de carrières brillantes, pas de vie de famille facile, deux maisons, des aller-retours fréquents, etc.
Car il est rare pour deux scientifiques de trouver le poste idéal dans la même ville. A l'heure de la science mondiale, où les collaborations se montent à des milliers de kilomètres de distance, le choix pour une carrière brillante implique de rejoindre le laboratoire qui offre un pont en or, et lafoudre chance tombe rarement deux fois au même endroit.
Donc, dans le cas de couples de chercheurs brillants, ou à la recherche de la carrière prometteuse, deux possibilités existent :
Admettons, c'était la semaine de la Saint-Valentin. Admettons, je m'en fiche pas mal. Mais même les scientifiques en parlent !
Dans le dernier Nature, un article à la fois d'opinion et d'interview se penche sur les couples de scientifiques. Scientists in love, si c'est pas mignon, tout ça...
Sans sombrer dans le sentimentalisme, cet article tombe à pic pour moi, puisque je traverse une période de questionnement quant à l'évolution future de ma carrière de scientifique. Parce que j'ai beau être une thésarde (avec des supers pouvoirs de temps à autre), j'ai avant tout un coeur, des sentiments, un amoureux, et beaucoup, beaucoup de questions. Le dilemme est le suivant :
Quand on est chercheur, il faut être mobile, aller au meilleur poste, sacrifier beaucoup de choses pour avoir une carrière resplendissante. Et en général, dans le cas des couples de scientifiques, ou de carrières brillantes, pas de vie de famille facile, deux maisons, des aller-retours fréquents, etc.
Car il est rare pour deux scientifiques de trouver le poste idéal dans la même ville. A l'heure de la science mondiale, où les collaborations se montent à des milliers de kilomètres de distance, le choix pour une carrière brillante implique de rejoindre le laboratoire qui offre un pont en or, et la
Donc, dans le cas de couples de chercheurs brillants, ou à la recherche de la carrière prometteuse, deux possibilités existent :
- Le conjoint suit le premier qui a un poste. Et c'est ce qui arrive le plus souvent, quite finalement à mettre la carrière de l'autre entre parenthèse, avec l'accumulation de rancoeur, de tristesse, ou alors à induire un changement de voie (pourquoi pas...). Dans le meilleur des cas, certaines universités mettent tout en oeuvre pour trouver un emploi au conjoint (et là, il faut être très très bon pour représenter un apport de valeur àl'employeur !)
- Faire le choix de favoriser le poste. Certaines de ces situations sont présentées dans l'article de Nature, et dans l'ensemble, les conclusions ne sont pas très bonnes. Au bout de quelques années, le couple, les enfants, tout en pâtit...
Alors quoi ? Me direz-vous... Malheureusement, je n'ai pas la réponse. A moins que chaque conjoint gagne un prix Nobel, gérer deux carrières exceptionnelles en parallèle n'est pas facile. Et ne s'appelle pas Curie qui veut !
Dans mon cas, la voie professionnelle en or qui s'ouvre à moi est un poste en recherche publique, d'ici quatre ans, avec un salaire minable mais la sécurité de l'emploi. Une voie que de nombreux thésards m'envient, mais sans le choix du lieu, ni vraiment du projet, probablement dans une ville qui ne proposera pas de poste intéressant pour l'Amoureux... Ou alors, partir à l'aventure, un avenir moins tracé, qui me vaudra des reproches académiques, mais qui me permettra de faire ce que je veux de ma vie... (comment ça, mon choix a l'air déjà fait ?)
Mais ne soyons pas défaitistes non plus, un peu d'amour dans l'air que diable ! Nature propose des conseils pour les scientifiques jeunes mariés. Ou comment faire face à la tornade académique quand on veut aussi profiter de sa vie privée...
Dans mon cas, la voie professionnelle en or qui s'ouvre à moi est un poste en recherche publique, d'ici quatre ans, avec un salaire minable mais la sécurité de l'emploi. Une voie que de nombreux thésards m'envient, mais sans le choix du lieu, ni vraiment du projet, probablement dans une ville qui ne proposera pas de poste intéressant pour l'Amoureux... Ou alors, partir à l'aventure, un avenir moins tracé, qui me vaudra des reproches académiques, mais qui me permettra de faire ce que je veux de ma vie... (comment ça, mon choix a l'air déjà fait ?)
Mais ne soyons pas défaitistes non plus, un peu d'amour dans l'air que diable ! Nature propose des conseils pour les scientifiques jeunes mariés. Ou comment faire face à la tornade académique quand on veut aussi profiter de sa vie privée...



4 commentaires:
Si c'est pas mignon : l'auteur de l'article de Nature a rencontré son fiancé physicien grâce à leur blog respectif !!
Sinon, ce que je retiens : il faut travailler dur et publier beaucoup les premières années, pour vivre de manière idéale ensuite !! ;-)
et le télé travail ça n'existe pas ?
vouiii je l'ai vu moi aussi l'article aujourd'hui! je suis tombée de haut en voyant ça dans Nature!
Scientifique l'espoir existe vous pouvez avoir une carrière et une vie amoureuse... heureusement que Nature est là pour nous le dire!
Mitsu > Bienvenue !
En recherche scientifique, malheureusement, le télé-travail à temps plein est impossible puisque c'est de la recherche en laboratoire, ou sur le terrain, de la rencontre d'autres scientifiques, etc.
Seule la rédaction d'article ou de demande de bourses peut être réalisée chez soi, mais c'est surtout vrai pour les chercheurs plus hauts dans la hiérarchie !
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