07 mai 2008

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles...

... qu'ils disent

C'est pas que je snobe l'internet ou quoi.
C'est plutôt que j'essaie de combattre une aigreur et une amertume qui me gagnent un peu plus chaque jour. Arriver à la fin de thèse nous amène tout naturellement à se comparer entre thésards, c'est inévitable. Même avec les plus proches amis. Et quelle que soit la situation, on finira toujours pas trouver à se plaindre... Et voilà, ça me reprend, je vous avais prévenu.

Bon, comme je ne vais pas m'étendre là-dessus. D'abord parce que ça ne sert à rien, que c'est complètement subjectif comme jugement, et totalement infondé en général, et aussi parce je ne vais pas me laisser aller à me morfondre dans mon bourbier, je vaux mieux que ça, mince alors.

Je vais plutôt vous dire que j'ai eu la bise du doyen d'une université chilienne. Bah ouais, je suis tellement importante, que je fais visiter les serres à une délégation de gens hyper hauts placés (qui c'est qui serait intéressé par un post-doc à l'université de Temuco ? Faites moi signe, j'ai mes entrées !). Et même que je me suis rendue compte que mes 6 ans et demie d'espagnol ne me servent à rien quand quelqu'un me pose une question (surtout que là, il y avait segregacion dans la phrase alors c'est encore pire s'il faut parler de science !), je ne comprends rien du tout !! Au moins, en chinois, je sais dire que mon papa est docteur (d'accord, mon papa n'est pas docteur, mais ce n'est pas le problème). Note pour moi-même : toujours avoir mon post-doc qui parle espagnol sous la main...

Et quand même, j'ai des petits moments sympas, c'est quand les copains viennent me voir au travail et qu'on se marre comme des gamins dans la serre...




08 avril 2008

Mon quotidien ces jours-ci...


Je ne m'estime pas à plaindre, remarquez...

En avril, il neige, alors ne te découvre pas, hein

De la neige en avril

04 avril 2008

Si on m'avait dit un jour...

... que je ne ferais pas la queue aux toilettes lors d'un congrès, je ne l'aurais jamais crû !
Et pourtant, voilà ce qui arrive quand on travaille dans un domaine qui touche à la fois à la biologie, aux mathématiques et à la programmation (ggrrrr, voilà des mots qui ont l'air de faire fuire plein de filles !). Me retrouver dans une population majoritairement masculine ne m'était pas arrivé depuis la classe de seconde (5 filles dans une classe de 30, je vous raconte pas !! Pas forcément la meilleure idée que j'ai pu avoir de vouloir faire une spécialité bizarre !). Et là, je me rends compte que des congrès plein de testostérone ou des congrès plein d'oestrogènes, ça ne donne pas tout à fait la même ambiance !

... qu'un chairman me regarderait droit dans les yeux depuis le haut de l'estrade pour que je prenne la parole pendant les discussions, je serais restée couchée ! Quand je me retrouve entourée de pontes du domaines, avec une moyenne d'âge bien plus élevée que la mienne (3 thésards pour 90 participants, qui dit mieux ?), et qu'après mon intervention (un peu forcée par le destin, donc) des chercheurs m'apostrophent pour qu'on prenne rendez-vous ou qu'on discute plus tard, j'ai beau faire ma timide, ça fait des papillons dans le ventre !

03 avril 2008

Entre rédaction et neurones...

Je ne suis pas morte mais je n'ai pas trop la tête à m'occuper de ce blog (franchement en friche en ce moment, je l'accorde). Il y a eu des vacances, des congrès, et maintenant beaucoup, beaucoup de travail et de pression. Mais je gère assez bien, merci.

Je ne sais pas pour vous mais quand je fais deux choses en boucle en parallèle, ça finit par se graver dans mon cerveau, les connexions neuronales, tout ça. Je vous donne un exemple. Quand j'ai lu les quatre premiers tomes d'Harry Potter (sans respirer et sans manger), j'écoutais un album live de Sting. Et bien maintenant, si mon ipod tombe sur une de ces chansons, je me retrouve irrémédiablement dans un état d'esprit potteresque, j'adore !

Tout ça pour dire qu'en ce moment, je travaille sur un article (qui avance, qui avance, mais j'ai l'impression de ne jamais en voir le bout, faites de la science qu'ils disaient...), et dans mes oreilles, en boucle, c'est Syd Matters. Il faudra essayer de voir, dans quelques années, si ces chansons me mettent dans un état de stress et de concentration extrême... Mouais, je me demande si je ne vais pas changer de disque, finalement !

22 février 2008

Du tag, parce que je le vaux bien et pour pas vexer les copines...

C'est Manou qui m'a poussée à balancer 6 choses non importantes sur moi. Il y a un an, j'aurais tué pour ça, faire partie du grand tout internet, et je suis franchement flattée. Bon, je n'ai pas trop le temps et ma vie est loin d'être passionnante ces jours-ci, mais je m'y colle avec plaisir, surtout que Manou et moi, on va aller mater des mecs en petite tenue demain soir, alors je lui dois bien ça !

Donc pour rester dans le thème qui occupe ma vie 24/24h en ce moment : ma thèse, ma thèse, ma thèse...

  1. Je ne bois pas de café, mais je suis droguée au thé, j'en bois 4 à 5 par jour, en commençant par un demi-litre de thé vert au réveil. Je sais que c'est pas bien, ça empêche de fixer le fer, et ça m'envoie faire pipi toutes les demi-heures. Mais ça me permet de m'esquiver du bureau et de faire des pauses, alors je ne vais pas laisser tomber mes mauvaises habitudes si facilement !
  2. Internet, c'est mal. Quand je travaille sur mon ordinateur (ce qui arrive très souvent quand on fait de la modélisation), j'ai des réflexes compulsifs. Je vais me perdre dans les méandres d'internet : deux phrases de rédigées, hop La minute d'Allociné, un paragraphe fini, hop un petit tour sur facebook (d'ailleurs, pour ça, Facebook, c'est carrément addictif), trois phrases, hop un petit tour sur le C@fé, etc etc... ça a pas l'air comme ça, mais ça me rend hyper productive !
  3. La semaine dernière, j'ai pris une décision. Si en me levant, je SAIS que ça va être une mauvaise journée, que je vais être imbuvable au travail, que je vais me faire du mal et faire de la peine aux gens autour de moi, je reste à la maison. Un point c'est tout. Heureusement que je rédige et que je peux travailler de chez moi, parce que sinon, j'aurais des soucis avec mes chefs !
  4. Aujourd'hui était le dernier jour de mon petit stagiaire. Bizarrement, c'est comme s'il me manquait quelque chose depuis.
  5. Dans un bureau plein de chercheurs, il y a souvent de la nourriture qui traîne (et qui n'y reste pas longtemps). En ce moment, c'est un sachet plein de cacahuètes dans leurs coquilles. Et ça me laisse de marbre. Par contre, quand on a eu un arrivage énorme de chewing-gums à la pastèque, j'ai machouillé pendant des semaines.
  6. Je suis en troisième année de thèse. Et j'exècre tant cette période de ma vie que je dissuaderais quiconque de se lancer dans un projet pareil. Vivement décembre !
Pfiou, voilà, ça, c'est fait.
Mine de rien, ça m'a permis de rédiger une petite note pour ce blog que j'ai du mal à alimenter. Et ça m'a bien fait plaisir.

Alors je renvoie la patate chaude aux thésardes. Funnyface, bien sûr, à Marnie si elle passe encore par là de temps en temps (et si elle s'en sort avec sa thèse !), Oyuki (on ne sait jamais...). Des garçons : Enro et Benjamin. Et c'est tout, je ne veux pas embêter plus de monde !

12 février 2008

C'est l'histoire d'une thésarde qui attend un plombier...

Une fois n'est pas coutume, je vais la faire façon funnyface.

Franchement, tout a commencé il y a au moins six mois (ou plus, je ne sais plus, quand on en arrive à des durées aussi longues, on perd trace du temps, croyez moi). Le robinet du lavabo de la salle de bain a commencé à ne plus fermer. Quelques gouttes... puis beaucoup de gouttes qui tombent sur la faïence rose, ça commence à faire du bruit, tiens, on va fermer la porte de la salle de bain, parce que ça couvre le bruit de la télé... puis carrément un petit filet d'eau qui coule sans discontinuer (la porte reste fermée, vous pensez, ça fait un boucan du diable), là on commence à se dire qu'il faut peut-être faire quelque chose, et même y a Funnyface qui achète des joints ! Faudra penser à fermer l'eau dans l'appartement pour changer les joints du robinet.
Et sur ce, je pars en Australie (y en a qui bosse, voyez).
Je reviens, le filet est franchement plus épais, alors je me dis, tiens je vais essayer de fermer le robinet d'arrivée d'eau de l'appartement. Ah bah tiens, on dirait que ça marche pas. Constat confirmé par Funnyface qui avait déjà essayé alors que j'étais aux antipodes mais qui voulait que je teste par moi-même.

Bon, le robinet d'arrivée d'eau ne ferme pas. C'est un souci. Si on le disait au propriétaire. Petit apparté pour ceux qui ne liraient pas le blog de funnyface, on en avait aussi un peu assez de voir la tronche du proprio, c'est pas un cadeau comme dirait l'autre. Mais bon, quand faut y aller, faut y aller. Là, on est en novembre, et je fais part du problème. Déjà ça commence mal, l'autre nous accuse d'avoir cassé le robinet de la salle de bain (celui qui goutte) en le serrant trop fort, avec notre force herculéenne, bien sûr... Et puis ça tombe pile pendant les grèves, il ne faut pas exagérer non plus, en plus vous payez pas l'eau, de quoi vous vous plaignez !
Quelques échanges de mails dont je vous fais cadeau (je vous promets, on ira au paradis juste pour avoir supporté ce proprio sans broncher), où on se fait accuser implicitement de n'être rien que des pauvres filles qui ne comprennent rien à la plomberie, ou alors qui n'ont pas assez de force dans les bras (pourtant je croyais que justement on avait cassé le robinet avec nos biceps surdéveloppés, il faut savoir !).
Noël passe... Sur les conseils de mon papa qui n'est vraiment pas content, j'envoie un mail paniqué (et si le lavabo se bouche, avec le robinet qui fuit, on risque le SINISTRE si on ne peut pas fermer l'eau de l'appartement !!! notez bien l'emploi des majuscules). Et là, miracle, il daigne se déplacer jusqu'à nous, à 17h (oui, d'accord, on travaille mais on devrait pouvoir arranger nos horaires rien que pour lui, non ?). Ah bah oui, c'est normal que vous ne puissiez pas le fermer, j'avais bloqué le robinet d'arrivée d'eau, à quoi ça peut bien servir de pouvoir fermer l'arrivée d'eau d'un appartement? Vous n'êtes que des locataires, s'il y avait eu un sinistre, vous m'auriez appelé (bah oui, bien sûr, pourquoi on n'y a pas pensé ?). Mais quand même le robinet d'arrivée d'eau, il a l'air de fuir un peu, il faudrait le changer, ah mais je ne peux pas le faire moi-même, il faudra faire venir un plombier (merci mon dieu !!). Voyons le robinet de la salle de bain, ah mais je ne peux pas le faire moi-même non plus, il faudra faire venir un plombier (re-merci mon dieu !)

Et nous voilà trois semaines plus tard...
Je reconnais que je n'ai pas suivi les instructions du propriétaire qui voulait que j'aguiche le plombier, histoire de ne pas payer la facture. Il y a des situations où ça peut valoir le coup, mais là, franchement c'était un peu exagéré !
Donc voilà la thésarde dans ses vêtements du dimanche (ou du "je travaille à la maison). Le plombier arrive (à l'heure !). Ah bah mince, le proprio ne lui a pas donné nos noms, il a dû sonner à tous les noms avant de me trouver. Et il ne sait pas ce qu'il doit faire non plus... Et j'ai plus internet, il est où ce foutu mail avec les consignes... Appel désespéré à Funnyface... qui me raccroche au nez !! Rhhaaaa non ! Pas maintenant ! J'ai deux messieurs dans le salon qui attendent les instructions !! Je cours dans tous les sens. Ouf, un coup de fil, un crayon, les instructions... Bon, forcément, je cite le propriétaire dans le texte et ça ne plait pas au plombier qui trouve que quand même, le proprio il exagère un peu, il veut lui apprendre le métier, ou quoi ? Il est bizarre, un peu, non ? (sans rire...) Et voilà le plombier et son apprenti qui repartent. Forcément, ils n'avaient pas le matériel puisque le propriétaire ne leur avait pas donné de consigne (rhhha la la).
Une demi-heure plus tard (qui c'est qui va payer déjà ? ah non, c'est pas nous, ouf), ils sont de retour. Et l'interphone me lâche. Rhhaaaa, c'est pas le moment. Hop hop, trois étages en courant... Pfiou, ils sont en place, ils ont ce qu'il faut (plus du café, faut pas exagérer, je suis gentille, moi, et j'ai de la peine pour eux, subir les consignes du propriétaire, c'est pas un cadeau)...

Une heure plus tard, le travail est fini. Tout est bien qui finit bien...

Mais c'était sans prévoir l'arrivée du propriétaire qui vient inspecter les travaux finis. Une moue, deux moues... Travail bien fait. Ah ça fait du bien de voir du travail bien fait, c'est si rare de nos jours (ah oui, parce que le propriétaire, c'est aussi le spécialiste des banalités de ce genre !!).

Et bien, vous savez quoi ? L'appartement est redevenu silencieux, c'est un vrai bonheur. Et ça signifie aussi qu' on va se passer du propriétaire pour un moment (on touche du bois).

Que demande le peuple ?

11 février 2008

Dans mes écouteurs

Aujourd'hui, c'est lundi et je n'ai pas envie de travailler.
Par contre, j'écoute ça :



Enjoy...